Rapatrier un corps de France vers le Cameroun, la RDC ou le Congo

Ramener un proche au pays, c'est souvent la dernière chose qu'on puisse faire pour lui. Depuis la France, la démarche passe par deux administrations : la préfecture, pour sortir le corps de France, et le consulat du pays d'inhumation, pour l'y faire entrer.

L'essentiel

Depuis la France, il faut l'autorisation du préfet et celle du consulat du pays d'inhumation. Les actes de décès français doivent être légalisés pour la RDC, par les notaires depuis septembre 2025 ; pour le Cameroun et le Congo-Brazzaville, ils en sont dispensés.

Les démarches, dans l'ordre

  1. 01

    Choisir un opérateur funéraire habilité à l'international

    Il coordonne les soins, la mise en bière, les autorisations et le vol. Le choisir en premier évite de refaire des démarches.

  2. 02

    Obtenir l'autorisation du préfet

    Elle permet au corps de quitter la France. Elle est donnée par le préfet du département où le cercueil est fermé, et l'opérateur funéraire en fait en général la demande.

  3. 03

    Faire légaliser les actes de décès, pour la RDC

    Un acte de décès français présenté en République démocratique du Congo doit être légalisé. Depuis le 1er septembre 2025, ce sont les notaires qui légalisent les actes publics français, par leurs conseils régionaux, et non plus le ministère des Affaires étrangères. Pour le Cameroun et le Congo-Brazzaville, des accords avec la France dispensent les actes d'état civil de légalisation.

  4. 04

    Réunir les pièces demandées par le consulat

    Le consulat du pays d'inhumation autorise l'entrée du corps et fixe la liste des pièces. Le consulat général du Cameroun à Marseille, par exemple, demande : la demande des pompes funèbres avec l'itinéraire des vols, une attestation de non-contagion signée par un médecin, le procès-verbal de mise en bière, le certificat et un extrait de l'acte de décès, le procès-verbal de transport, le permis d'inhumer, l'autorisation de la préfecture, une copie du passeport du défunt et des timbres fiscaux.

  5. 05

    Demander la liste au consulat compétent

    Chaque consulat a la sienne, et elle change : demandez-la par écrit à celui dont dépend votre ville, avant de réunir quoi que ce soit. Pour la RDC, nous n'avons trouvé aucune liste publiée par les autorités congolaises : seule l'ambassade de la RDC à Paris peut la donner.

  6. 06

    Réserver le vol et prévoir l'arrivée

    Toutes les compagnies n'acceptent pas ce transport. À l'arrivée, quelqu'un doit réceptionner le corps, accomplir les formalités et le conduire jusqu'au lieu d'inhumation : désignez-le avant le départ.

Questions fréquentes

Faut-il faire légaliser l'acte de décès ?

Pour la RDC, oui : le tableau officiel du ministère des Affaires étrangères exige la légalisation des actes français. Pour le Cameroun et le Congo-Brazzaville, non : des accords bilatéraux avec la France en dispensent les actes d'état civil.

Qui légalise un acte français depuis 2025 ?

Les notaires, par leurs conseils régionaux, depuis le 1er septembre 2025. Le bureau des légalisations du ministère des Affaires étrangères ne s'en charge plus, sauf pour certains actes d'outre-mer.

Le consulat demande-t-il des frais ?

Le consulat du Cameroun à Marseille demande des timbres fiscaux, dont le montant figure sur sa liste. Vérifiez auprès du consulat compétent le montant et les moyens de paiement acceptés : certains refusent les chèques personnels.

Le rapatriement, suivi avec la famille

Dans votre dossier Milele, les démarches du rapatriement s'ajoutent dès que le pays du décès et celui de l'inhumation diffèrent. La famille, ici et au pays, voit ce qui est fait et peut s'en charger.

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Sources officielles

Mis à jour le 26 octobre 2026. Ce guide résume les démarches courantes ; il ne remplace pas l'avis d'un notaire, d'un avocat ou de l'administration de votre pays. Comment nous rédigeons nos guides